Mon printemps confiné

Assis sur une chaise longue dans mon jardin, je vis le confinement en ce début de printemps. Le temps que j’ai à disposition ne me semble pas du tout long, j’ai plein de choses à faire comme compter les brins d’herbe de ma pelouse :

Un brin, deux brins, trois brins…

Dans un coin de mon jardin, des petites fleurs poussent. Je n’ai pourtant rien semé. La nature m’a offert une palette de plantes sauvages de toutes les couleurs : des pissenlits, des primevères, des pâquerettes, des perce-neiges, des violettes et encore plein d’autres dont je ne connais pas le nom mais j’en prends plein les yeux : du jaune, du blanc, du rose, du bleu, du violet posés en désordre sur un fond vert éclatant. Je suis content qu’il y ait majoritairement du vert, c’est ma couleur préférée.

Quatre brins, cinq brins, six brins…

Dans le deuxième coin de mon jardin, une table sur laquelle sont posé un ordinateur, une tablette, un verre et une bouteille d’eau. La situation nous force à rester à la maison avec ce temps qui reste beau et devient de plus en plus chaud : c’est pourquoi il faut toujours bien s’hydrater. Je me dis la situation n’est pas facile mais qu’on a tellement de chance de vivre ici. Dans onze minutes, j’ai rendez-vous pour une vidéo conférence avec mes élèves ; il faut continuer à leur apprendre des choses mais surtout j’ai envie de savoir comment ils vont. J’espère ne pas perdre le compte…

Sept brins, huit brins, neuf brins…

Au milieu de mon jardin, un grand arbre touffu avec une, deux, trois… un c